RSE RMH

RSE et RMH : Des enjeux majeurs et mondiaux

 

Les mutations des cultures et des modes de management, un enjeu mondial :

 

Si l’effet papillon s’est fait connaître par des enjeux environnementaux et climatiques, il gagne maintenant les consciences sur des enjeux économiques, sociaux, migratoires, etc ; en développant la conscience humaine autour de chacun de nos actes et de nos comportements sur l’ensemble de la planète. Une conscience qui comprend que ces enjeux sont de plus en plus des facteurs de paix ou de guerre.

Pendant que les uns veulent renforcer les frontières du monde à coup de murs, de barbelés, de protectionnisme économique ; les autres sont totalement ouverts sur le monde, au point d’être parfois déconnectés des disparités économiques, sociales, sociétales et politiques du monde.

Mais ces courants de pensées ne sont-ils pas tout aussi utopistes les uns que les autres ?

Pouvons-nous encore imaginer des frontières totalement étanches au point de penser se protéger de la misère des uns pour mieux entretenir le confort et les privilèges des autres ? Non, car même les propagandes les plus extrêmes ne parviennent plus à contenir totalement la mondialisation de l’information, tout au moins au point de donner l’envie aux plus désespérés d’aller voir si « l’herbe est plus verte ailleurs ».

Pouvons-nous imaginer une disparition des frontières pour favoriser l’émergence d’une solidarité mondiale ? Non, car les valeurs démocratiques qui en sont les fondations sont totalement bafouées dans différents pays totalitaires. Alors ces frontières sont aussi des protections légitimes, au détriment de ceux qui en souffrent.

 

Et si la RSE nous préparait à la RMH ? :

 

Puisque l’on parle de plus en plus d’entreprise libérée, il est crucial de « libérer les neurones » dans tous les compartiments de la société, afin qu’ils deviennent agiles également pour préparer ces mutations de la société.

Puisque l’on parle de plus en plus de la « Responsabilité Sociétale de l’Entreprise », il est légitime d’espérer que cette prise de conscience organisée dans le monde professionnel finisse par influer favorablement les modes de pensée des dirigeants et des salariés qui y travaillent, au point de s’en approprier les principes en tant que valeurs humaines.

Alors, au-delà de la « Responsabilité Sociétale de l’Entreprise », dépassons ce concept pour nous orienter dès à présent vers la « Responsabilité Mondiale de l’Humanité », sans attendre une quelconque impulsion normative ou réglementaire, mais en regardant en face notre responsabilité sur le monde que nous laisserons derrière nous.

 

Précédemment : 1ère partie – “La fin d’un management devenu obsolète”
Précédemment : seconde partie – “La transition et ses difficultés”

Jean-François LECARPENTIER – jeudi 09 décembre 2016

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