Une nouvelle société bâtie par une jeunesse en marche

La jeunesse est en marche pour bâtir une nouvelle société :

Pas de doute, partout la jeunesse est en marche pour bâtir une nouvelle société.

Pas de doute non plus pour affirmer que cette volonté de changements n’est pas le domaine réservé de cette jeunesse prometteuse. C’est même un devoir pour les générations qui les précèdent et dont je fais partie, d’apporter leur contribution, tant nous avons profité sans compter de la profusion issue des efforts de nos parents et grands-parents, au point même d’hypothéquer l’avenir de nos enfants et de leur planète.

Antoine de St Exupéry ne disait-il pas que “Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, mais nous l’empruntons à nos enfants”.

C’est encourageant de constater que ces pensées gagnent du terrain, sans frontières, ni géographiques, ni générationnelles. Mais ces changements prennent du temps, tant ils impactent la culture de l’humanité et sont confrontés aux résistances, pas seulement à cause des égos, mais aussi à cause de la culture de la possession, si bien accrochée à son verbe AVOIR.

Voici l’ère de l’information instantanée et sans frontières” :

Mais voici qu’avec l’ère de “l’information instantanée et sans frontières” de ces dernières années et dont cette jeunesse est gourmande, les changements enclenchés font évoluer la pensée de “tiens le monde change” à “et si nous changions le monde”.

Bien sûr nous avons tous voulu “refaire le monde” du haut de l’insouciance de nos 20 ans, mais dans l’isolement de nos micro communautés ; alors que cette fois-ci la communauté est mondiale et qu’elle s’exprime par dizaines et centaines de millions de jeunes. Une expression instantanée, permanente et qui échappe en partie aux filtres de la pensée organisée.

Alors voici un changement de culture qui passe du fatalisme d’une situation établie et subie “ça a toujours été comme ça” au refus de la résignation “Il faut que cela change” puis aux actions de résistances et ensuite aux influences de masses “Vous allez devoir changer !”.

Préparer et accompagner les changements :

Alors ces changements, il faut les préparer pour accompagner la mutation et l’arrivée de cette nouvelle société et privilégier “l’évolution” pour surtout éviter la “révolution”, toujours source de brutalités et de violences et dont la gravité à moyen terme est souvent supérieure aux bénéfices attendus.

En réalité, l’enclenchement de cette mutation n’est pas nouveau et quelques penseurs précurseurs ont débroussaillé le terrain de nos pensées depuis des années. Ceux que l’histoire appelle tout d’abord des utopistes car ils sont presque seuls, avant de les appeler des visionnaires, puis enfin des leaders d’opinion, des influenceurs, lorsque leur message répété fait écho, ou bien des lanceurs d’alertes lorsqu’il fait polémique. L’histoire nous a montré qu’il peut être dangereux de dire “I have a dream” !

Mais c’est bien l’ampleur des changements nécessaires ainsi que les fortes disparités économiques, sociales et culturelles qui expliquent l’inertie des effets.

Alors générations X, Y et Z, unissons nos forces dans ce même courant de pensées, avec une volonté de construire l’avenir sans nécessairement vouloir détruire le présent, mais en le laissant s’essouffler et muter naturellement au gré du remplacement de valeurs obsolètes, au profit de nouvelles valeurs.

Fatalement il fallait bien s’attendre à ce que ces mutations de la société s’expriment aussi au cœur de nos entreprises, quitte à bousculer le management et la culture de leurs dirigeants.

Non ce n’est pas le monde qui change, c’est la jeunesse qui change le monde !

Jean-François LECARPENTIER – Mercredi 21 Décembre 2016

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